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Traduction:Jean-Luc le persécuté par Benjamin Perren



Jean-Luc le persécuté
Après que Jean-Luc Robille avait mangé, il a pris son chapeau et son bâton car il était convenu que ce dimanche-là, il irait à Sassenaire pour regarder une chèvre. Ainsi il a embrassé sa femme (car il l’aimait beaucoup et ils n'étaient mariés que depuis deux ans). Elle lui a demandé :                                                                                                                          - Quand est-ce que tu seras de retour ? 
Il a répondu:
  - Vers six heures. Mais maintenant je dois me dépêcher, car Simon m’attend  et il n’aime pas quand on le fait attendre. 
 Mais avant qu’il ait quitté la maison, il est entré dans la chambre en marchant2  sur la pointe des pieds, et est allé vers le berceau, où dormait le petit, qu’ils avaient eu il y a un ans. « Fais attention ! » a crié Christine. Il s’était déjà penché en avant, mais il ne l’a pas embrassé, comme il a eu juste ment le faire, il regardait seulement comment il dormait. C’était un garçon3  fort, âgé de onze mois et deux semaines (car au début on compte encore les semaines et jours), ses joues étaient comme vernies et sa grande tête ronde reposait sur un coussin. Jean- Luc avait fait le berceau lui-même, il était menuiser et avait travaillé dans ce métier, avant de reprendre la maison de sa mère. Il restait penché ainsi un moment sur le berceau, puis il est retourné à travers la cuisine et a ouvert la porte de la maison : « Adieu Madame » a-t'il dit et a embrassé Christine encore une fois. (…)                                                                                                                                                                                                        
Il est rentré plus tôt que prévu, il est monté les escaliers, il a appuyé sur le loquet, la porte était fermée. Il a pensé : « Elle va être allé chez Marie. » Il s’a baissé et a pris les clés sous la pille de bois, où on les cachait. Puis il a pensé : « Je veux voir si elle est chez Marie. » Là il ne l’a pas trouvé, et Marie n’avait pas vu Christine, et son mari non plus, qui lisait le journal, et maintenant levait les yeux, et a dit à Jean- Luc, car il aimait faire des plaisanteries : « Si on a une femme, on ne doit pas la laisser seule. » Jean- Luc n’avait rien répondu, il était tracassé.



Au premier abord on croit que Jean- Luc est un homme avec une vie parfaite. Il a un petit fils et une jolie femme. Mais finalement on se recompte que la relation est loin d’être accomplie. Jean-Luc n’ a pas confiance en sa femme et la confiance est la base de toute les relations.




1 Le texte en général est écrit en passé composer, car le passé composer est la forme préféré pour raconter une histoire.
2 Le gérondif est utilise pour décrire deux actions simultanées.
3 Le « ç » est nécessaire devant a, o et u, pour indiquer qu’il doit se prononcer [s].

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