Le jeune malade
Je l’ai visité dans
un village valaisan. Il y avait été envoyé pour qu’il retrouve la santé.
Mais en réalité, il
allait toujours plus mal. Il était évident qu’il savait qu’il allait bientôt
mourir. Alors, ça va? Je lui demandais tandis que je prenais sa main. Ah, ça ne
veut plus du tout aller. Chaque organe est attaqué, le foie, les reins, la rate. Et en
ce qui concerne mes genoux, fais-moi le plaisir et regarde ça, malgré qu’ils n’ont
pas l’air beau.
Et tandis qu’il soulevait
la couverture, il dévoilait une espèce de grosse boule à l’emplacement où son genou
aurait dû se trouver. J’ai essayé de rire, pour cacher ma tristesse.
En tout cas tu savais
que tu devrais rester là longtemps. Mais tu as tout ce dont tu as besoin, pas vrai?
L’air est bon. Et la nourriture? Excellent. Depuis 14 jours j’ai même grossi.
Si seulement la fièvre avait encore un peu baissé.
Mais j’ai
l’impression que je vais un peu mieux. Comme il souriait, je me demandais, s’il
n’a peut-être pas
encore perdu tout espoir. D’ailleurs, j’ai promptement dit que ça sera bientôt
le printemps, en tournant mon visage vers la fenêtre, car mes yeux se sont
emplis de larmes.
Je suppose que tu peux
aller
dans le jardin en descendant. Tu
vas le jouir dès qu’il fera plus chaud. J’y vais déjà chaque jour pendant
quelques instants, après le repas de midi. Certes, j’ai encore de la peine à
monter les deux étages à nouveau, mais comme ça, les domestiques ont du temps
pour faire la chambre.
Et il est important
que je bouge un peu. Je ne dois pas me laisser aller. Chaque jour je me réjouis
de cette petite promenade. Et même dans ma situation, quand je suis dans le
jardin, je suis heureux.
« …à
l’emplacement où son genou aurait dû se trouver. »
Ce n’était pas facile
de trouver le juste ordre des verbes. Mais avoir et devoir doivent être
ensemble dans ce cas, parce qu’ils forment le conditionnel passé. Avoir est le
verbe auxiliaire.
« Je suppose que
tu peux aller dans le jardin en descendant. »
D’abord je pensais
qu’on utilise le subjonctif après le verbe « supposer », mais c’est
seulement dans la forme négative.
« D’ailleurs,
j’ai promptement dit que ça sera bientôt le printemps, en tournant mon visage
vers la fenêtre, car mes yeux se sont emplis de larmes. »
Ici on utilise le
participe présent pour le verbe « tourner », parce que la personne
fait deux choses en même temps. Avant que j’aie trouvé ça, la phrase était très
difficile.
Il s’agit d’un jeune homme qui est très malade. Il ne peut presque rien faire. Il n’a plus beaucoup d’espoir de retrouver la santé. Une autre personne le visite et parle avec lui. Elle espère qu’il aille mieux si elle est chez lui. Quand les deux parlent ensemble, il se sent vraiment un peu mieux. Le malade peut déjà bouger à nouveau.
C’est important pour
lui. Il devient heureux à nouveau parce qu’il remarque qu’il va mieux chaque
jour.
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